Notre Approche

Objectif

Fournir des données scientifiques crédibles afin d’orienter la gestion des aires protégées et la conservation des espèces menacées en République démocratique du Congo et au Rwanda. L'approche consiste à déployer un ensemble d’outils méthodologiques reproductibles tels que l’acoustique passive (unités d’enregistrement autonomes – ARUs), le piégeage photographique, la télémétrie GPS, les inventaires de terrain (captures au filet japonais pour les oiseaux), les analyses spatiales (QGIS, Google Earth Engine), ainsi que la modélisation statistique (R, approches bayésiennes), afin de produire des données susceptibles d’éclairer les stratégies de gestion et les évaluations de l’état de conservation (par ex. UICN / Liste verte de l’UICN).

Méthodologie

La méthode a consisté à déployer plusieurs unités SongMeter (SongMeter Mini, SongMeter Mini Bat) équipées de microphones ultrasoniques omnidirectionnels SMX-US, en réalisant des enregistrements du coucher au lever du soleil à une fréquence d’échantillonnage de 384 kHz en spectre complet, avec une résolution de 16 bits. L’échantillonnage a été effectué pendant trois nuits consécutives, deux fois par an (saisons sèche et humide), sur une période définie. Les données ont été analysées à l’aide du logiciel Kaleidoscope v.4.0.4 (Wildlife Acoustics), puis une classification manuelle au niveau des espèces/sonotypes a été réalisée. Une modélisation statistique (R) des effets du type d’habitat sur la richesse, l’activité, la diversité et la composition des assemblages est prévue.

Aller plus loin

Artemis Africa met en place des protocoles de suivi dédiés à plusieurs espèces emblématiques et prioritaires du bassin du Congo, notamment le Bonobo, le Gorille de Grauer et l’Okapi. Ces actions reposent sur des collaborations institutionnelles et des approches méthodologiques complémentaires visant à évaluer la conformité des aires protégées aux standards internationaux (Liste verte de l’UICN), à documenter les pressions anthropiques affectant les populations, et à tester des outils innovants de détection et de suivi (acoustique, ADN environnemental, piégeage photographique). L’objectif est d’améliorer la qualité des données disponibles afin de renforcer les stratégies de conservation et, le cas échéant, de contribuer à la révision du statut de conservation de ces espèces.